La liste de nos ambassadeurs télémark

MICKAEL GARCIN
Spécialité : Freeride, Freerando, Freestyle

Mickaël est un alpin du sud. La compétition entre les piquets n'est pas trop son univers. Il préfère les grands espaces et les grosses pentes, un telemark plus libre.

Quel âge as-tu, où as tu grandis ?
J’ai 29 ans, je suis né à Gap mais j’ai grandi dans la vallée de l’Ubaye

Avant de faire du Telemark, quels sports pratiquais tu ?
Je sors du cursus ski alpin, depuis l’âge de 4 ans je suis en club, j’ai mangé du piquet jusqu’à mes 17 ans et après j’ai attaqué le DE ski alpin.
Et le reste de l’année je fesais énormément de VTT et de randonnée.

Tu as commencé sur quel matos(ski chaussure fixe - si tu t'en souviens ? Et aujourd'hui tu telemarkes sur quoi ?
J’ai attaqué sur des chaussures en cuir et plastique trop grandes (je ne me rappelle plus de la marque) en fixation pareil un vieux truc que je n’ai plus revu depuis et en lattes mes premiers skis de freestyle.
Et pour cette saison je serai sur des TKS Freeride, freerando (Telemark 1.0) et freestyle fixation Meidjo 2.1 et en chaussures je teste les Scarpa TX comp avec insert Low teck.

Comment es-tu venu au Telemark ?
C’est de la faute de mon grand frère !! Et oui le petit frère veut toujours faire comme le grand.

Est-ce ton seul sport de glisse ?
C’est mon principal outil que j’utilise sur la neige, mais je fais encore un peu de ski et du snowboard. Vvu que je suis moniteur de ski j’utilise mes telemarks pour enseigner par confort. L’été je pratique le surf mais depuis pas longtemps.

L'été, hormis le surf, tu es trail, vtt, route, moto, kite, farniente ... ?
Depuis 3 ans je suis à fond de sport l’été je pratique le VTT enduro et en randonnée. Je suis beaucoup à la salle de bloc pour me faire le dos et le mental.

Comment aimes-tu le Telemark ? Entre les piquets, Freeride, rando ?
Je suis pas vraiment fan du rouge bleu, je suis de la nouvelle école j’aime jouer dans les parks mais là où je me sens le mieux c’est dans une face avec de la peuf et des cliffs, et si j’arrive à trixer c’est encore mieux. Et bien sûr pour arriver en haut de la face je fais de la rando.

Quel type de telemarkeur es-tu ? Grosse génuflexion, finesse, agressif ?
Je suis plus dans la finesse je fais des fente pas très grande et je garde beaucoup de hauteur.

Tu as fais de la compétition ? Tes ambitions, tes résultats précédents ?
Oui j’ai fais de la compétition en Freeride j’ai tourné 4 ans sur le FWQ en France et en Europe je n’ai jamais vraiment performé 2 fois dans le top 30 français et 2 fois dans le les 200 mondiaux sachant que je courrais dans la catégorie skieur.
J’ai fait la freeheel life cup au USA en février passé où je fais un top 10.

Comment considères-tu le Telemark au milieu des autres sports ? Vois tu une évolution ?
Pour moi le telemark sort d’une étiquette viellissante du fait que le matériel a évolué et que de plus en plus de jeunes le pratiquent. Je pense que le telemark a encore des beaux jours devant lui.

Tu travailles ?
Oui j’ai deux travails je suis ferronnier à Barcelonnette et moniteur de ski dans la station de Praloup.

Ton spot préféré ?
Mon spot préféré reste la liaison entre Praloup et la Foux d’Allos

Où aimerais-tu Telemarker (l'ultime spot) ?
Le spot ultime ça serait Haines en Alaska.

JULIE BOURBON
Spécialité : Compétition

Julie, c'est la benjamine des ambassadrices, mais qui compte déjà huit années sur les telemark. Elle représente l'avenir de l’Équipe de France. Élevée dans les stations du Grand Massif, elle s'exprime pleinement entre les piquets. Toutefois, des rêves de pentes enneigées descendant les fjords norvégiens vaudraient une belle place en Coupe du Monde.

Quel âge as-tu, où as tu grandis.
J'ai 17 ans, je suis née à Sallanches et j'ai toujours vécu sur la commune de Thyez. Commune qui d'ailleurs me soutient financièrement depuis un certain temps.

Avant de faire du Telemark, quels sports pratiquais-tu ?
J'ai fait du ski alpin en compétition jusqu'à l'âge de 9 ans, après une altercation avec le coach je décide de me tourner vers le télémark. 

Tu as commencé sur quel matos (ski chaussure fixe - si tu t'en souviens ? Et aujourd'hui tu telemarkes sur quoi ?
Mon premier matos était des skis Head (trouvé en bourse au ski ), sur lesquels on a monté des fixes norme 75. Comme chaussure il me semble que c'était encore la marque Garmont. Je n'ai pas beaucoup plus de précision.
Aujourd'hui je skie sur des skis TKS Overlimit, et des chaussures Scarpa Txcomp.

Comment es-tu venu au Telemark ?
J'ai décidé de me mettre au télémark car mon père en faisait depuis des années, et je voulais changer de discipline. Par hasard mes parents ont rencontré Julien Annequin le coach du '' Samoëns Team Telemark'' qui leur a expliqué le fonctionnement du club. J ai fait une séance d’essai et je me suis inscrite directement ! J'ai adoré les nouvelles sensations de ce sport et depuis je n'ai plus quitté les skis de Telemark ! 

Est-ce ton seul sport de glisse ?
Je n'ai pas d autres sport de glisse en compétition, mais j'aime pratiquer en loisir le ski alpin, le fond, et le snow. Quand j'ai le temps, entre deux entraînements ! 

L'été, tu es trail, vtt, route, moto, kite, farniente ... ?
L'été je fait pas mal de vélo de route, encore plus depuis que j'ai reçu de TelemarkShop mon super gravel Bergamont ! Sinon je fais pas mal de course à pieds et d'entraînement en salle avec mes kinés pour être bien préparée à ma saison d hiver ! 

Comment aimes-tu le Telemark ? Entre les piquets, Freeride, rando ?
Pour le moment j'adore les piquets, c'est la plus grande partie de la compétition et c'est ce qui me plaît. J'ai assez peu de temps pour le freeride et la rando mais quand il y a de la neige fraîche je dis pas non à une petite sortie peuf ! A l'avenir j'aimerais bien me tourner vers le freeride, mais pour le moment je reste concentrée sur mes objectifs en course ! 

Quel type de telemarkeuse es-tu ? Grosse génuflexion, finesse, agressif ?
Je dirais que je suis plutôt dans un style agressif. Il me manque d’ailleurs un peu de finesse pour éviter certaines fautes bêtes.

Tu fais de la compétition ! Tes ambitions, tes résultats précédents ?
Pour mes ambitions, je vise un podium aux Championnats du Monde Junior cette saison et essayer de me classer au mieux sur les Coupes du Monde. J'aimerais aussi travailler mon mentale car c'est un peu ma faiblesse...
Pour mes résultats précédents, j'ai décroché une médaille de Bronze en Team Event aux Championnats du Monde junior la saison précédente et j'ai plusieurs titres de Championne de France. Mon point fort c'est le géant, c'est la partie où je suis le plus à l'aise et la plus performante. Au contraire la partie qui m'est défavorable, c'est le fond.

Comment considères-tu le Telemark au milieu des autres sports ? Vois-tu une évolution ?
Pour moi le Telemark n'est pas encore très développé, ce qui lui vaut une image plutôt tourné vers le loisir. En compétition, compte tenu du peu de participants, on donne une image peu professionnelle et moins impressionnant que les autres sport. Je trouve ça un peu dommage mais c'est aussi ce qui garantie le côté '' familial'' du Telemark. Depuis quelque temps, les choses bougent au niveau des médias. Le vote positif de la Fis pour les JO a aussi permis quelques évolutions ! 

Tu es encore étudiante ?
Je suis en terminale ES au lycée St Jean Bosco à Cluses. Je travaille pendant les vacances d'été pour aider à payer ma saison de ski. 

Où est-ce que tu skies ?
Je skie sur les stations du grand massif mais les entraînements se déroule le plus souvent sur Samoëns.

Quel est ton spot préféré ?
Je n'ai pas vraiment de spot préféré à par quelques jolies combes sur Flaine. 

Où aimerais-tu Telemarker (l'ultime spot) ?
J'aimerais beaucoup allez telemarker en Norvège, entre les montagnes et les fjord ! 

 

ALEC DIXON
Spécialité : Compétition

Le Telemark selon Alec est une histoire internationale. Entre la Suisse, l'Angleterre, le Jura, et des rêves de Wyoming, son cœur balance. Il est le premier « non français » à remporter la Coupe de France.

Quel âge as-tu, où as tu grandis ?
J'ai 21 ans, je suis né à Meyrin en Suisse. J’ai passé toute mon enfance dans un petit village appelé Crozet - où j’ai passé beaucoup d’heures avec mon frère à jouer dans les bois. C’était mon ambition de devenir un homme de la forêt. J’ai appris à parler Anglais et Allemand grâce à mes parents, qui m’emmenaient souvent visiter mes pays d’origine.
 
Avant de faire du Telemark, quels sports pratiquais tu ?
Quand j’étais jeune, je pratiquais beaucoup de sports. Avant le Telemark je faisais principalement du ski alpin. J’ai également fait du foot, du rugby, de la natation et un peu de VTT en club.

Tu as commencé sur quel matos(ski chaussure fixe - si tu t'en souviens ? Et aujourd'hui tu telemarkes sur quoi ?
Ma première fixation était la Rottefella 3 points en rouge, avec des chaussures orange Crispi et des ski Völkl en rouge. Maintenant je ski sur la Meidjo de Mequipment, sur les rockets Telemarkshop TKS Overlimit et toujours dans des Crispi ! Le matos d’aujourd’hui est incomparable à celui d’avant !
 
Comment es-tu venu au Telemark ?
Mon père a découvert le Telemark à Tignes en 1993. Quand on a commencé à skier, mon frère et moi, on voulait toujours faire du Telemark avec lui. Une année Il nous a acheté du matériel, et m’a emmené faire des compétitions, dont la « Varnav » et la « Ah bah bien sure ».
 
Est-ce ton seul sport de glisse ?
Oui, c’est mon seul sport de glisse.
 
L'été, tu es trail, vtt, route, moto, kite, farniente ... ?
En été je fais du VTT le plus souvent possible, pour me préparer pour la prochaine saison. Mais je joue aussi beaucoup au foot – ça me fait plaisir. Je m’occupe aussi en réparant des voitures - et participant aux clubs universitaires (Formula Student – un club où des étudiants construisent une voiture de course et participent aux compétitions en Europe).
 
Comment aimes-tu le Telemark ? Entre les piquets, Freeride, rando ?
J’aime le Telemark dans toutes ses formes. C’est imbattable en Freeride (au niveau des sensations), et ça me donne beaucoup d’adrénaline dans les piquets, surtout sur le saut.
 
Quel type de telemarkeur es-tu ? Grosse génuflexion, finesse, agressif ?
Mon père m’a toujours fait travailler la finesse. J’essaye de skier avec les sensations et pas avec le cerveau. C’est un sport de ressenti.

Tu fais de la compétition ? Tes ambitions, tes résultats précédents ?
Mon résultat préféré est d’avoir gagné une étape de la Coupe de France à la maison. Je suis également très fière d’être le premier homme non Français à avoir remporter le Circuit de la Coupe de France. Mon ambition – comme tous les autres coureurs - est d’être le meilleur. Mais pour l’instant mes objectifs sont ceux de GB Snowsport, c’est-à-dire de faire monter la Grande-Bretagne dans le top 5 des nations de sport d’hiver.
 
Comment considères-tu le Telemark au milieu des autres sports ? Vois tu une évolution ?
Je pense qu’il y a clairement une évolution dans le Telemark, au niveau technologique, que ce soit pour le freeride ou la compétition. Mais il y a aussi un changement dans la manière que le sport est vu de l’extérieur – surtout après avoir frôlé les Jeux Olympiques cet été.
 
Tu travailles ?
Je suis étudiant en ingénierie Aéronautique à Loughborough University en Angleterre.

Où est-ce que tu skies
Ma station est Crozet, dans le Jurassien, et j’en suis fier ! (J’ai essayé les pentes sèches de Stoke l’année dernière, mais ce n’est pas pour moi).

Quel est ton spot préféré ?
Mon spot préféré est un hors-piste qui s’appelle « Les Deux Potes ». Il se trouve au sommet de la station de Crozet dans le Jura. C’est un hors piste reconnu localemet. Il faut faire un peu de randonner pour y arriver – mais c’est la meilleure descente que j’ai pu Telemarker. 

Où aimerais-tu Telemarker (l'ultime spot) ?
Mon ultime spot sera les Etats-Unis. Plus particulièrement Corbet’s couloir, dans l’état de Wyoming, dans une station qui s’appelle Jackson Hole Mountain Resort. C’est un couloir dont l’entrée est spectaculaire.

ARGELINE TAN-BOUQUET
Spécialité : Compétition

Argeline est l'athlète française la plus titrée en telemark. En trois saisons seniors, elle est passée de la septième place, à la deuxième. Elle a remporté le petit globe de cristal en Classique la saison dernière. Son emploi du temps est surchargé, entre la préparation, les compétitions, son cabinet de kiné, elle trouve encore de quoi s'évader sur de belles randonnées.

Quel âge as-tu, où as tu grandis ?
J'ai 24 ans, née à Massy, jusqu’en 1996 (oui oui, une vraie monchue d’origine) puis en Haute-Savoie

Avant de faire du Telemark, quels sports pratiquais tu ?
Ski alpin en club jusqu’en catégorie minime, puis j’ai basculé en télémark.
J’ai également fait un peu de danse et de gym, mais j’ai arrêté vers l’âge de 11 ans.

Tu as commencé sur quel matos(ski chaussure fixe - si tu t'en souviens ? Et aujourd'hui tu telemarkes sur quoi ?
J’ai toujours skié sur Dynastar, même en alpin ! (j’avoue j’avais des Rossignols en slalom mais bon…) Concernant mon premier matos telem, ce qui est sûr, c’est que j’ai commencé sur les anciennes normes (les fixations à câbles) ! Et je suis passée sur NTN avec les Freeride de Rottefella en 2011. Enfin je suis rentrée dans le famille Scott pour les chaussures depuis l’hiver 2014-2015.

Comment es-tu venue au Telemark ?
J'ai profité d'initiations locales pour essayer le télémark, et cette glisse m'a de suite séduite. J'ai eu l'occasion d'en refaire quelques fois, et parallèlement je continuais mon parcours en alpin.
J'ai ensuite définitivement adopté le talon levé en 2009, où j'ai rejoint le Samoens Team Télémark. Cet hiver là j'ai participé à ma première compétition au Praz de Lys, où j'ai gagné dans ma catégorie.
2 ans après (hiver 2010-2011) j'intégrais l'équipe Partenaire d'Entrainements à la fédé, et je participais à mes premiers Mondiaux Juniors en Norvège. J'ai ainsi décroché une première médaille de Bronze à l'épreuve Sprint. L'hiver suivant, j'intégrais l'équipe de France Junior.

Est-ce ton seul sport de glisse ?
C’est mon sport principal ! Après il m’arrive de chausser les alpins par plaisir de changer. Le snow c’est pas mon fort mais j’en ai fait. Du ski de fond en skating pour travailler techniquement. Et sinon je m’entraine en roller, vélo de route et ski-roue l’été. J’aime bien le wake durant les beaux jours.

L'été, tu es trail, vtt, route, moto, farniente, surf, kite ... ?
Entre le boulot et la prep, j’avoue m’accorder des pauses chilling au soleil quand je peux le weekend, et ça fait du bien! J’aime aller en rando et profiter de nos belles montagnes. J’aime bien grimper en falaise également. Et sinon en prep physique je passe de la muscu, au vélo route, fractionné en course à pied ou ski roue, etc. En bref je suis bien occupée !!
C’est peut-être hors sujet, mais depuis que j’y ai gouté au mois de juin dernier, je vais monter tous les ans au Hellfest Festival à Clisson !!

Comment préfères-tu le Telemark ? Entre les piquets, Freeride, rando ?
Je dirai que ce n’est pas dans le même esprit lorsque je m’entraine dans les portes ou quand je pars en rando/freeride. J’adore découper dans un tracé, les gens ont parfois du mal à le concevoir, mais on peut vraiment avoir des sensations de dingue en skiant dans un géant ! J’aime par-dessus tout l’adrénaline que l’on ressent à l’approche du départ en course, et cette énergie débordante, presque folle, avec laquelle on peut passer la ligne d’arrivée. L’hiver dernier j’ai eu la chance de faire un trip rando de quelques jours en Norvège avec deux copines, et ça a été génial. De se balader les skis aux pieds dans cet univers blanc, d’avoir descendu ces quelques pentes pleines de puff fraiche et légère, c’était incroyable. J’aime le Télémark sous tous ses aspects.

Quel type de Telemarkeuse es-tu ? Grosse génuflexion, finesse, agressive ?
Hum, je dirai que j’allie finesse et agressivité. J’ai un ski plutôt engagé.

Ton palmarès commence à être bien étoffé. Peux-tu nous faire un petit récap ? Tes ambitions, tes résultats précédents ? Tes points forts (Géant, saut, fond)
Mes ambitions cette année : décrocher un titre aux Mondiaux, et conserver mon globe de Cristal. Mes points forts ? Le géant, et ça l’a toujours été. Depuis quelques hivers, je peux également dire que le ski de fond fait partie de mes points forts. Ça a mis du temps, et j’ai beaucoup travaillé techniquement et physiquement pour y arriver. Concernant le saut, j’ai été beaucoup plus régulière cet hiver, en général je faisais partie de celles qui sautaient le plus loin. En revanche, il faut encore que j’améliore mes réceptions.

Tous ces voyages, une année de compétition, les entraînements, comment finances-tu ?
J’ai la chance d’avoir des sponsors financiers et matériels qui me suivent et me font confiance. Honnêtement, ce ne serait pas possible de continuer sans eux…

Comment considères-tu le Telemark au milieu des autres sports ? Vois tu une évolution ?
Le télémark reste un sport finalement peu connu car trop peu médiatisé. Et c’est bien dommage car la plupart des gens trouve un réel intérêt à notre discipline. Le public que l’on a se retrouve souvent par hasard en bas de la piste à regarder nos épreuves, et régulièrement il nous arrive d’entendre qu’ils ne savaient pas que cela se pratiquait en compétition et que ça mériterait d’être mis en avant sur la scène médiatique. Malheureusement le télémark est un petit sport dans cette famille des sports d’hiver déjà peu médiatisés à l’échelle nationale. Après il y a une réelle évolution depuis que j’ai commencé. On en entend plus parler, que ce soit à la radio, dans les journaux, certains plateaux télé. Le fait que les coupes du monde soient retransmises en direct sur un Livestream, avec un gros travail de communication derrière, est un réel atout. Ça a changé beaucoup de choses pour nous. Les athlètes et leurs réseaux sociaux y sont aussi pour beaucoup. Nos différents sponsors jouent également le jeu, en cherchant à nous mettre en avant que ce soit lors d’évènements, ou de campagnes médiatiques. Et cela compte énormément. Enfin il y a eu ce vote au congrès de la FIS qui était favorable à l’intégration du télémark aux JO 2022. Honnêtement cela n’aurait pas été possible quelques années en arrière. Et bien que le CIO n’ait pas concrétisé ce projet qui nous fait rêver, cela reste une belle avancée au sein des sports d’hiver.

Tu travailles ?
Je suis kiné depuis 2015, je travaille de fin mars/début avril jusqu’aux vacances de Noël

Tu skies où ?
Principalement à Samoëns. On s’entraine également aux Houches, à Tignes, sur les glaciers autrichiens, parfois en Italie. Et puis partout où les courses nous mènent !

Ton spot préféré ?
Ma station de cœur et d’attache, c’est le Grand Massif sans hésitation. Mais je dois avouer que j’aime bien skier chez nos amis savoyards, notamment sur le domaine Paradiski…

Où aimerais-tu telemarker (l'ultime spot) ?
J’aimerais un jour tester la fameuse Pow du Japon !

 

PHIL LAU
Spécialité : Compétition

Aujourd'hui, lorsque l'on veut décrire le Telemark en France, il y a toujours une petite partie pour Phil Lau. Premier Champion du Monde, premier à avoir remporter la Coupe du Monde, son palmarès long comme le bras ne sera peut-être jamais égallé. Il a porté haut les couleurs françaises. Il est un touche à tout qui ne se limite pas qu'au Telemark. C'est un sportif complet avant tout.

Quel âge as-tu, où as tu grandis ?
J'ai 32 ans, Je suis né à Céret (66) d'origine Allemande et un peu de sang Autrichien du coté de ma mère. Mais j'ai toujours vécu et grandi à Méribel.

Avant de faire du Telemark, quels sports pratiquais tu ?
J'ai commencé par du ski alpin au ski club de Méribel et en parallèle j'ai joué au hockey au club de la vallée jusqu'à l'âge de 15 ans ou je me suis consacré à 100% au Telemark sous l'aile de mon coach Denis Gacon. L'été je pratique le parapente , VTT, ski roue et beaucoup d'autres sports pour diversifier.

Tu as commencé sur quel matos (ski chaussure fixe - si tu t'en souviens) ? Et aujourd'hui tu telemarkes sur quoi ?
J'ai commencé le telemark avec des chaussures mi cuir mi plastique et les rottefella chili peper si je me souviens bien. Ensuite j'ai adopter pour la sécurité (System déchaussable) les 7tm et les Crispi vert translucide que nous avions développer. Dès la sortie des NTN je me suis vite adapté et j'étais le premier à courrir sur ces fixations qui avaient plus de précisions et de maintien avec la Crispi Evo. La progression fut radicale et j'avais pris de l'avance sur les autres coureurs. Aujourd'hui je skie sur NTN freeride de rottefella, Crispi WC evo et des ski fis de Blossom.

Comment es-tu venu au Telemark ?
J'ai commencé le telemark grâce à mon coach Denis Gacon qui m'a fais découvrir ce sport de glisse, lassé de l'alpin, j'avais tout de suite accroché et je ne peux faire marche arrière.

L'été, tu es trail, vtt, route, moto, kite, farniente ... ?
L'été je suis plus tôt VTT, ski roue et moto mais je ne dis pas non pour des sport d'eau.

Comment aimes-tu le Telemark ? Entre les piquets, Freeride, rando ?
En telemark je me fais plaisir dans toutes les situations,  je me régal sur tout les terrains.
Je dirais que je n'ai pas de type de telemark, je m'adapte aux conditions, je peux être agressif comme être Chat selon les conditions.

Ton palmarès commence à être bien étoffé. Peux-tu nous faire un petit récap ? Tes ambitions, tes résultats précédents ? Tes points forts (Géant, saut, fond)
Mon palmarès est déjà bien rempli, j'ai été à multiple reprises Champion du Monde et vainqueur de la Coupe du Monde ainsi que Champion de France pour simplifier ma panoplie. Je pense qu'il n'existe pas de point fort mais surtout des faiblesses chez chacun. Moi c'est les courses longues où mon corps faiblit. En tout cas j'aime les courses rapides ou on a pas le temps de réfléchir.

Tous ces voyages, une année de compétition, les entraînements, comment finances-tu ?
Je finance ma saison par le biais de mes sponsors, sans eux je n'aurai jamais pu vivre cette aventure mais ça ne suffi pas pour vivre je travaille à côté et je donne des cours de ski à l'esf de Meribel.

Tu skies où ?
Je skie la plus part du temps chez moi à Meribel, j'ai tellement découvert de stations de ski par la compétition et je suis toujours content de rentrer skier chez moi car je trouve pas meilleur ailleur. Sauf peut être pour le freeride.

Où aimerais-tu Telemarker (l'ultime spot) ?
J'aimerais skier une fois dans ma vie en Alaska et le Japon où je n'ai pas encore mis les pieds.